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Chevalière et gravure héraldique

Pour bien comprendre les origines de l’héraldique, il faut visualiser ces champs de batailles où différents groupes de combattants alliés affrontaient l’ennemi. Afin de s’y retrouver, de s’identifier et d’éviter de tuer les copains on s’aida d’étendards, de gonfanons, de fanions (toute une déclinaison de drapeaux au bout d’une perche/lance), sous lesquels se regrouper. On utilisa également des symboles appelés “armes” et des couleurs pour pouvoir se différencier et mieux structurer… la boucherie (ou la mêlée suivant votre perspective).

De plus, il faut considérer l’évolution des armures: le heaume (casque des chevaliers) dissimulant de plus en plus le visage, il fallut trouver un autre moyen de se reconnaître.

Les symboles ou armes des chefs de guerre furent donc reportés sur le support plat le plus visible, soit le bouclier, et tout un code prit forme autour de la silhouette, de la couleur et des signes utilisés sur ces écus. Tout y décrit et fait référence à l’origine, à des haut-faits et à ce qui caractérise le seigneur ou le chevalier qui les arbore.


8692f657b626785 Chevalière et gravure héraldique

 

La forme des écus par exemple, révèle souvent la région géographique, l’époque ou le statut.  Ainsi un ovale désigne l’écu d’une dame et un losange celui d’une demoiselle (ce code vaut également aujourd’hui pour les chevalières pour femme).

Mais comment décidait-on qui avait droit à quelles armoiries? En vieux Français (en Vieil François) on disait “Qui premier les prend sont siennes”. En cas de blasons identiques, la famille pouvant démontrer l’usage le plus ancien en était la titulaire.

Véritable façon de s’identifier, à une époque où seuls quelques uns savaient écrire, les armoiries sont donc représentées sur les drapeaux, les écus et… les sceaux. Ces gravures héraldiques sur métal ou pierre sont parfois arborés au bout d’une chaînette autour du cou, mais les sceaux se révèlent bien  vite plus pratiques à porter au doigt sous la forme d’une chevalière. Un document scellé par une bague-cachet conférait une authenticité et une valeur que le document n’avait pas autrement et engageait l’identité de celui qui l’apposait.

[A suivre, l'héraldique étant un domaine incroyablement riche à explorer]

 

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